mardi 25 mars 2025

Les raisons des difficultés sur lechemin selon Niranjan Guha Roy

 

Œuvre de Niranjan Guha Roy 


Les raisons des difficultés sur le chemin


Il ne faut jamais avoir peur sur le chemin. Il faut se débarrasser même des bonnes suggestions venues de la sagesse humaine ainsi que de toutes les suggestions collectives de l’humanité et plonger avec courage dans le Divin. De très puissantes forces universelles gouvernent l’humanité par les formes les plus élevées éthiques, morales et religieuses. Elles nous empêchent d’approcher l’Éternel, l’Un qui est tout et au delà de tout. Ces forces aussi sont des formes de l’Éternel, elles existent encore pour mesurer notre force, examiner la sincérité de notre aspiration, pour tester notre mental, vital et corps, pour voir s’ils pourront supporter la descente de la divinité. D’une certaine manière elles préparent et forgent l’épée de Dieu, les cordes d’acier pour sa harpe. Une âme qui est destinée accueilles les difficultés afin d’augmenter sa force, sagesse et capacité. Celui qui choisit un chemin facile n’ira nulle part et n’arrivera pas à grand chose. Quand l’âme est consciente elle choisit automatiquement des aventures difficiles, dangereuses et qui semblent même impossibles. Il ne faut pas demander un chemin facile pour nous ni pour les autres si nous leur voulons vraiment du bien. Les quelques êtres sélectionnés de par la nature même de la loi intérieure devront passer par le baptême du feu, devront faire face à des épreuves dont ils devront sortir victorieux. S’ils échouent ou plutôt s’ils tombent, ils devront se relever encore et encore jusqu’à ce qu’ils puissent passer par les portes où les anges formidables choisissent ceux qui seront capables de contenir le feu mystique, la puissance de la lumière de la conscience divine. 

”L’âme ne peut pas être gagnée par les faibles”, nous dit Sri Aurobindo

La souffrance spécialement la souffrance du corps est le pain quotidien qui sert de fouet pour nous faire progresser. Mais doit il en être toujours ainsi ? Avec la venue de la Mère et de Sri Aurobindo sur la terre nous avons un autre aperçu, la vision d’une autre possibilité pour la vie humaine. Il existe maintenant sur terre une joie merveilleuse, puissante, un torrent, une tempête d’ananda divin. L’ expression d’une joie aussi pure et profonde que possible peut réellement soulager voire guérir la souffrance dans le mental, le vital et le corps. Si on peut lui donner une expression dynamique, elle deviendra un stimulant, une énergie intoxicante et divine qui aurait un impact direct sur le corps et les cellules. La musique en particulier est un des meilleurs moyens pour déverser ces torrents de joie divine et la danse faite avec une attitude de révérence, beauté et aspiration peut aider le corps à contenir l’ananda divin.

Le divin veut que nous soyons toujours victorieux et la victoire sur la maladie et la souffrance est vraiment une victoire du Divin.


Niranjan Guha Roy


Œuvre de Niranjan Guha Roy 



 

samedi 22 mars 2025

LA SPIRITUALITE AU-DELA DE LA MORALE ET DE LA RELIGION SELON SRI AUROBINDO.

 LA SPIRITUALITE AU-DELA DE LA MORALE ET DE LA RELIGION SELON SRI AUROBINDO.

 

<< La vie spirituelle (adhyâtma-jîvana), la vie religieuse (dharma-jîvana) et la vie humaine ordinaire, dont fait partie la morale, sont trois choses très différentes ; il faut savoir laquelle on désire et ne pas confondre les trois. La vie ordinaire est celle de la conscience humaine moyenne séparée de son vrai Moi et du Divin et régie par les habitudes courantes du mental, de la vie et du corps qui sont les lois de l'ignorance. La vie religieuse est un mouvement de la même conscience humaine ignorante qui se détourne ou essaie de se détourner de la terre pour se diriger vers le Divin, mais sans avoir encore la connaissance, et qui est menée par les édits et les règles dogmatiques d'une secte ou d'une croyance qui prétend avoir trouvé la voie hors des liens de la conscience terrestre vers quelque Au-Delà béatifique. La vie religieuse peut être une première approche de la vie spirituelle, mais très souvent elle se borne à tourner sans aucune issue dans une ronde de rites, de cérémonies et de pratiques ou d'idées et de formes fixes. La vie spirituelle, au contraire, procède directement par un changement de conscience, un changement de la conscience ordinaire, ignorante et séparée de son vrai moi et de Dieu, en une conscience plus grande dans laquelle on trouve son vrai moi ; d'abord on vient en contact direct et vivant avec le Divin et ensuite on s'unit à lui. Pour le chercheur spirituel ce changement de conscience est la seule chose qu'il cherche et rien d'autre n'a d'importance. La morale est une partie de la vie ordinaire ; elle tente de gouverner la conduite extérieure par certaines règles mentales ou de former, par ces règles, le caractère à l'image d'un certain idéal mental. La vie spirituelle va au-delà du mental ; elle entre dans la conscience plus profonde de l'Esprit et agit mue par la vérité de l'Esprit. En ce qui concerne la vie éthique et la nécessité de réaliser Dieu, cela dépend de ce qu'on considère comme l'accomplissement des objectifs de la vie. Si une ouverture à la vie spirituelle en fait partie, alors la morale seule ne vous la donnera pas.>>,

Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga, Volume 1. Section 1, 3. Religion, morale, idéalisme et yoga.



mardi 4 mars 2025

LA FINALITE SANS FIN DE L'AVENTURE DE LA CONSCIENCE OU LE VISAGE ULTIME DE LA NON DUALITE SELON SRI AUROBINDO

 

Le voyage de l'âme - photomontage d'Amita et Niranjan Guha Roy


Aperçus et Pensées


4- La Fin


    La rencontre de l'homme et de Dieu suppose toujours une pénétration, une entrée du divin dans l'humain et une immersion de l'homme dans la Divinité.


    Mais cette immersion n'est pas une espèce d'annihilation. L'extinction n'est pas l'aboutissement de toute cette recherche et cette passion, cette souffrance et cette extase. Le jeu n'aurait jamais commencé si telle devait en être la fin.


    La joie est le secret. Apprends la joie pure et tu apprendras Dieu.


    Quel fut donc le commencement de toute l'histoire ? Une existence qui s'est multipliée pour la seule joie d'être et qui s'est plongée en d'innombrables milliards de formes afin de pouvoir se retrouver elle-même innombrablement.


    Et quel en est le milieu ? Une division qui tend vers une unité multiple, une ignorance qui peine vers le torrent d'une lumière variée, une douleur en travail pour arriver au contact d'une extase inimaginable. Car toutes ces choses sont des formes obscures et des vibrations perverties.


    Et quelle sera la fin de toute l'histoire ? Si le miel pouvait se goûter lui-même et goûter toutes ses gouttes à la fois, et si toutes ses gouttes pouvaient se goûter l'une l'autre, et chacune goûter le rayon tout entier comme elle-même, telle serait la fin pour Dieu, pour l'âme de l'homme et l'univers.


    L'Amour est la tonique, la Joie est la mélodie, le Pouvoir est l'accord, la Connaissance est l'exécutant, le Tout infini est à la fois le compositeur et l'auditoire. Nous connaissons seulement les discordances préliminaires, qui sont aussi terribles que l'harmonie sera grande ; mais nous arriverons sûrement à la fugue des divines béatitudes.


    Sri Aurobindo

    (1914 ou avant ?)


    Traduction de La Mère.

Festival of light - Œuvre de Niranjan Guha Roy